Soins de support : zoom sur l’activité physique adaptée (APA)

Parmi les soins oncologiques de support, vous pouvez suivre des séances d’activité physique adaptée (APA), pendant..

Mis à jour le :
29
/
06
/
2022
Télécharger l'infographie
Soins de support : zoom sur l’activité physique adaptée (APA)

Parmi les soins oncologiques de support, vous pouvez suivre des séances d’activité physique adaptée (APA), pendant et après le protocole thérapeutique. Objectifs : stimuler votre corps comme votre mental, atténuer les effets indésirables liés aux traitements et améliorer le vécu de la maladie. Faisons le point avec Cécilia Zublena, référente ACTIMUT[1] coordinatrice activité physique adaptée (APA) de la Maison Sport Santé d’Armor et Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes, Ille-et-Vilaine) -établissements du groupe VyV.

 

Lors du dispositif d’annonce[2], votre équipe référente pourra vous proposer la pratique de l’activité physique adaptée (APA)[3]. Une approche encadrée depuis 2016[4] et accessible aux patients depuis 2017[5] dans le panier des soins de support[6]. Assurée par des professionnels formés à l’APA, cette activité est prescrite pendant et après les traitements en fonction de vos besoins.

 

Un suivi sur mesure et modulable

Le suivi APA « commence par un entretien motivationnel et un bilan de condition physique réalisé dans l’établissement », décrit Cécilia Zublena, référente ACTIMUT et coordinatrice activité physique adaptée (APA) VyV3 de la Maison Sport Santé[7] d’Armoret Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes), la Polyclinique du Trégor  (Lannion, Côtes-d’Armor).

 

La régularité, l’intensité des séances et le choix des disciplines[8] « évoluent en fonction de vos envies et de vos capacités physiques au cours de votre suivi ». Selon les sites, les séances d’APA peuvent être proposées :

  • En structures, lors de séances individuelles ou collectives dissociées des temps de consultations, et parfois accessibles pendant les temps d’attente en hôpital de jour ;
  • A l’extérieur de l’établissement. « Une fois que le programme d’APA est établi, vous pouvez être mis en relation avec les associations sportives partenaires avec lesquelles nous travaillons », décrit Cécilia Zublena.

 

L’équipe de Cécilia Zublena assure un suivi sur le moyen/long terme. « Pendant ses traitements, nous appelons le patient en moyenne tous les mois pour savoir comment il adhère à l’APA, comment il se sent. Si besoin, on pourra moduler le parcours APA. » L’un des objectifs : gagner en autonomie, « en vous donnant envie de refaire les exercices à la maison seul(e) ou avec vos proches ».  Puis « un bilan final est effectué à 6 mois ou à 1an[9], pour évaluer le degré de sédentarité comparé au début du suivi ».

 

Cet accompagnement s’effectue en télésuivi via un logiciel « qui permet d’inscrire tous les résultats des bilans et les évolutions, le programme de la personne qui peut déclarer toutes les séances faites, ce qui permet d’avoir un œil sur l’observance de la pratique et de diffuser ensuite des questionnaires sur la qualité de vie ».

 

L’APA prévient le risque de récidive

Dans le cadre des affections de longue durée (ALD)[10] et/ou de maladies chroniques comme le cancer, maintenir une activité physique régulière[11] et adaptée :

  • Améliore la qualité de vie en limitant le déconditionnement physique et en atténuant l’intensité des symptômes liés à la maladie et aux traitements[12] ;
  • Diminue le risque de sarcopénie[13], facteur de complications caractérisée par la fonte des muscles[14]pourtant indispensables pour métaboliser les traitements. L’APA va venir stimuler les fibres musculaires, maintenir la résistance physique[15] et améliorer l’efficacité de la chimiothérapie et de l’immunothérapie ;
  • Stimule le mieux-être psychologique et émotionnel. L’activité physique constitue un bon moyen de rester entouré(e) tout en prenant soin de soi ;
  • Favorise l’observance thérapeutique : s’adonner plusieurs fois par semaine à une activité physique renforce l’implication dans l’adhésion thérapeutique ;
  • Diminue le risque de récidive[16] et augmente la survie[17] : l’APA éloigne le surpoids et l’obésité, facteurs de risque de cancer. Cette pratique module aussi la production d’hormones et de facteurs de croissance[18] particulièrement impliqués dans la croissance tumorale. Elle stimule les défenses de l’immunité et accélère le transit intestinal : processus connu pour diminuer l’exposition des muqueuses digestives aux agents cancérigènes retrouvés dans l’alimentation.

 

Ressources

Vous souhaitez en savoir plus sur :

Références

[1] Activité physique adaptée pour les patients atteints de perte d’autonomie, maladies chroniques et/ou d’affections de longue durée (ALD)

[2] Le dispositif d’annonce est prévu depuis la publication du premier Plan cancer 2003-2007

[3] ONCORIF. Réseau Régional de CancérologieIle-de-France. Qu’est-ce que l’APA ?

[4] L’activité physique adaptée est définie et encadrée depuis 2016 dans la prise en charge des soins de support via le Décret n° 2016-1990 du 30 décembre 2016 relatif aux conditions de dispensation de l'activité physique adaptée prescrite par le médecin traitant à des patients atteints d'une affection de longue durée (ALD)

[5] L’APA est intégrée dans les soins de support en oncologie depuis l’Instruction DGOS/R3/INCa/2017/62 du 23 février 2017 relative à l’amélioration de l’accès aux soins de support des patients atteints de cancer

[6] Les soins de supports sont intégrés depuis2005 dans la prise en charge des soins de support via la Circulaire DHOS/SDOno 2005-101 du 22 février 2005 relative à l’organisation des soins en cancérologie - Mesure 42 du Plan cancer 2003–2007

[7] La Maison Sport Santé comprend 2volets : le premier volet « hospitalier » dédié à l’oncologie au sein des établissements hospitaliers du groupe HGO (HospiGrand Ouest), la Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes) depuis 2020, la Polyclinique du Trégor (Lannion, Côtes-d’Armor) depuis 2021, l’hôpital privé des Côtes d’Armor (Plérin, Côtes-d’Armor) et le second volet

[8] Les activités diffèrent selon les lieux. Parmi elles : la marche, la marche nordique, les parcours santé, le yoga,la gym, le circuit training, la zumba, le pilate

[9] Après le début des traitements actifs en fonction du parcours de soins

[10] La prescription d’une activité physique adaptée (APA) dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD) est inscrite dans l'article 144 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier2016 de modernisation de notre système de santé

[11] « L’activité physique se définit comme tout mouvement corporel qui produit une augmentation marquée de la dépense énergétique par rapport à la dépense de repos. Elle ne se réduit pas à la seule pratique sportive mais inclut l’ensemble des activités de la vie quotidienne (activités associées aux tâches domestiques, au travail, aux transports ou aux loisirs) », données Réseau Régional de Cancérologie Ile-de-France (ONCORIF)

[12] les douleurs, les épisodes de nausées, les périodes de fatigue, de perte d’appétit, de troubles de la digestion ou encore les phases d’anxiété et de diminution de la libido 

[13] En association avec un régime alimentaire enrichi en protéines, l’APA limite le risque de sarcopénie

[14] Lié aux troubles métaboliques (phénomène inflammatoire, insulino-résistance) de la maladie, à la baisse des apports nutritionnels et à la tendance à la sédentarité

[15] Entre 11 à 74% des patients ont une faible masse musculaire entraînant une diminution des performances physiques

[16] La pratique d’une activité physique après le diagnostic d’un cancer du sein diminue de 24 % le risque de récidive

[17] La pratique d’une activité physique après le diagnostic d’un cancer du sein diminue de 28% le risque de décès par cancer du sein et de 39%concernant le cancer colorectal « qui utilisent l’activité physique à des fins de santé », Ministère chargé des Sports

[18] « C’est le cas de l’insuline, de l’IGF-1, de la leptine et de l’adiponectine (sécrétées par les cellules graisseuses) »,Fondation pour la recherche sur le cancer (ARC)

[19] Labellisées depuis 2019 en France par le ministère chargé des Sport et le ministère des Solidarités et de la Santé, les Maisons Sport-Santé accompagnent les personnes malades et éloignées de la pratique sportive

[20] Le déploiement de 500 Maisons Sport-Santé est inscrit dans la Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024

Avez-vous trouvé cet article utile ?
Vous avez aimé cet article.
X
autres personnes.
Vous n'avez pas aimé cet article. Dites nous pourquoi
ici

Soins de support : zoom sur l’activité physique adaptée (APA)

Mis à jour le :
29
/
06
/
2022

Parmi les soins oncologiques de support, vous pouvez suivre des séances d’activité physique adaptée (APA), pendant et après le protocole thérapeutique. Objectifs : stimuler votre corps comme votre mental, atténuer les effets indésirables liés aux traitements et améliorer le vécu de la maladie. Faisons le point avec Cécilia Zublena, référente ACTIMUT[1] coordinatrice activité physique adaptée (APA) de la Maison Sport Santé d’Armor et Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes, Ille-et-Vilaine) -établissements du groupe VyV.

 

Lors du dispositif d’annonce[2], votre équipe référente pourra vous proposer la pratique de l’activité physique adaptée (APA)[3]. Une approche encadrée depuis 2016[4] et accessible aux patients depuis 2017[5] dans le panier des soins de support[6]. Assurée par des professionnels formés à l’APA, cette activité est prescrite pendant et après les traitements en fonction de vos besoins.

 

Un suivi sur mesure et modulable

Le suivi APA « commence par un entretien motivationnel et un bilan de condition physique réalisé dans l’établissement », décrit Cécilia Zublena, référente ACTIMUT et coordinatrice activité physique adaptée (APA) VyV3 de la Maison Sport Santé[7] d’Armoret Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes), la Polyclinique du Trégor  (Lannion, Côtes-d’Armor).

 

La régularité, l’intensité des séances et le choix des disciplines[8] « évoluent en fonction de vos envies et de vos capacités physiques au cours de votre suivi ». Selon les sites, les séances d’APA peuvent être proposées :

  • En structures, lors de séances individuelles ou collectives dissociées des temps de consultations, et parfois accessibles pendant les temps d’attente en hôpital de jour ;
  • A l’extérieur de l’établissement. « Une fois que le programme d’APA est établi, vous pouvez être mis en relation avec les associations sportives partenaires avec lesquelles nous travaillons », décrit Cécilia Zublena.

 

L’équipe de Cécilia Zublena assure un suivi sur le moyen/long terme. « Pendant ses traitements, nous appelons le patient en moyenne tous les mois pour savoir comment il adhère à l’APA, comment il se sent. Si besoin, on pourra moduler le parcours APA. » L’un des objectifs : gagner en autonomie, « en vous donnant envie de refaire les exercices à la maison seul(e) ou avec vos proches ».  Puis « un bilan final est effectué à 6 mois ou à 1an[9], pour évaluer le degré de sédentarité comparé au début du suivi ».

 

Cet accompagnement s’effectue en télésuivi via un logiciel « qui permet d’inscrire tous les résultats des bilans et les évolutions, le programme de la personne qui peut déclarer toutes les séances faites, ce qui permet d’avoir un œil sur l’observance de la pratique et de diffuser ensuite des questionnaires sur la qualité de vie ».

 

L’APA prévient le risque de récidive

Dans le cadre des affections de longue durée (ALD)[10] et/ou de maladies chroniques comme le cancer, maintenir une activité physique régulière[11] et adaptée :

  • Améliore la qualité de vie en limitant le déconditionnement physique et en atténuant l’intensité des symptômes liés à la maladie et aux traitements[12] ;
  • Diminue le risque de sarcopénie[13], facteur de complications caractérisée par la fonte des muscles[14]pourtant indispensables pour métaboliser les traitements. L’APA va venir stimuler les fibres musculaires, maintenir la résistance physique[15] et améliorer l’efficacité de la chimiothérapie et de l’immunothérapie ;
  • Stimule le mieux-être psychologique et émotionnel. L’activité physique constitue un bon moyen de rester entouré(e) tout en prenant soin de soi ;
  • Favorise l’observance thérapeutique : s’adonner plusieurs fois par semaine à une activité physique renforce l’implication dans l’adhésion thérapeutique ;
  • Diminue le risque de récidive[16] et augmente la survie[17] : l’APA éloigne le surpoids et l’obésité, facteurs de risque de cancer. Cette pratique module aussi la production d’hormones et de facteurs de croissance[18] particulièrement impliqués dans la croissance tumorale. Elle stimule les défenses de l’immunité et accélère le transit intestinal : processus connu pour diminuer l’exposition des muqueuses digestives aux agents cancérigènes retrouvés dans l’alimentation.

 

Ressources

Vous souhaitez en savoir plus sur :

Vous serez aussi intéressé par les articles suivants :

Vous serez aussi intéressé par les articles suivants :

Références

[1] Activité physique adaptée pour les patients atteints de perte d’autonomie, maladies chroniques et/ou d’affections de longue durée (ALD)

[2] Le dispositif d’annonce est prévu depuis la publication du premier Plan cancer 2003-2007

[3] ONCORIF. Réseau Régional de CancérologieIle-de-France. Qu’est-ce que l’APA ?

[4] L’activité physique adaptée est définie et encadrée depuis 2016 dans la prise en charge des soins de support via le Décret n° 2016-1990 du 30 décembre 2016 relatif aux conditions de dispensation de l'activité physique adaptée prescrite par le médecin traitant à des patients atteints d'une affection de longue durée (ALD)

[5] L’APA est intégrée dans les soins de support en oncologie depuis l’Instruction DGOS/R3/INCa/2017/62 du 23 février 2017 relative à l’amélioration de l’accès aux soins de support des patients atteints de cancer

[6] Les soins de supports sont intégrés depuis2005 dans la prise en charge des soins de support via la Circulaire DHOS/SDOno 2005-101 du 22 février 2005 relative à l’organisation des soins en cancérologie - Mesure 42 du Plan cancer 2003–2007

[7] La Maison Sport Santé comprend 2volets : le premier volet « hospitalier » dédié à l’oncologie au sein des établissements hospitaliers du groupe HGO (HospiGrand Ouest), la Clinique mutualiste La Sagesse (Rennes) depuis 2020, la Polyclinique du Trégor (Lannion, Côtes-d’Armor) depuis 2021, l’hôpital privé des Côtes d’Armor (Plérin, Côtes-d’Armor) et le second volet

[8] Les activités diffèrent selon les lieux. Parmi elles : la marche, la marche nordique, les parcours santé, le yoga,la gym, le circuit training, la zumba, le pilate

[9] Après le début des traitements actifs en fonction du parcours de soins

[10] La prescription d’une activité physique adaptée (APA) dans le cadre d’une affection de longue durée (ALD) est inscrite dans l'article 144 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier2016 de modernisation de notre système de santé

[11] « L’activité physique se définit comme tout mouvement corporel qui produit une augmentation marquée de la dépense énergétique par rapport à la dépense de repos. Elle ne se réduit pas à la seule pratique sportive mais inclut l’ensemble des activités de la vie quotidienne (activités associées aux tâches domestiques, au travail, aux transports ou aux loisirs) », données Réseau Régional de Cancérologie Ile-de-France (ONCORIF)

[12] les douleurs, les épisodes de nausées, les périodes de fatigue, de perte d’appétit, de troubles de la digestion ou encore les phases d’anxiété et de diminution de la libido 

[13] En association avec un régime alimentaire enrichi en protéines, l’APA limite le risque de sarcopénie

[14] Lié aux troubles métaboliques (phénomène inflammatoire, insulino-résistance) de la maladie, à la baisse des apports nutritionnels et à la tendance à la sédentarité

[15] Entre 11 à 74% des patients ont une faible masse musculaire entraînant une diminution des performances physiques

[16] La pratique d’une activité physique après le diagnostic d’un cancer du sein diminue de 24 % le risque de récidive

[17] La pratique d’une activité physique après le diagnostic d’un cancer du sein diminue de 28% le risque de décès par cancer du sein et de 39%concernant le cancer colorectal « qui utilisent l’activité physique à des fins de santé », Ministère chargé des Sports

[18] « C’est le cas de l’insuline, de l’IGF-1, de la leptine et de l’adiponectine (sécrétées par les cellules graisseuses) »,Fondation pour la recherche sur le cancer (ARC)

[19] Labellisées depuis 2019 en France par le ministère chargé des Sport et le ministère des Solidarités et de la Santé, les Maisons Sport-Santé accompagnent les personnes malades et éloignées de la pratique sportive

[20] Le déploiement de 500 Maisons Sport-Santé est inscrit dans la Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024

Avez-vous trouvé cet article utile ?
Vous avez aimé cet article.
X
autres personnes.
Vous n'avez pas aimé cet article. Dites nous pourquoi
ici

Créez votre dossier avec toutes vos adresses et solutions adaptées

Besoin d'être accompagné gratuitement dans vos démarches de proche aidant ?

Retrouvez toutes les questions de la communauté

Simplifiez vos démarches de santé dès maintenant