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Maladies
Glycémie et bien-être émotionnel : Trouver l’équilibre avec le Diabète de type 1
Saviez-vous que le stress et les taux de glucose dans le sang sont étroitement liés ? Prendre soin de sa santé émotionnelle est essentiel pour mieux vivre avec le diabète de type 1.

Le diabète de type 1 est une maladie souvent source de stress. Ce stress, à son tour, peut perturber le contrôle de la glycémie, créant ainsi un cercle vicieux où le diabète et le stress s'influencent mutuellement. Dans cet article, nous explorerons l’impact de la maladie sur le stress et comment ce dernier affecte la glycémie. Nous proposerons également des stratégies pour améliorer la santé émotionnelle, essentielle à une gestion efficace du diabète.

Le diabète de type 1 : un générateur de stress ?

Diabète, facteur de stress pour certains

La gestion quotidienne du diabète de type 1 peut présenter une lourde charge et impacter le bien-être émotionnel et mental des patients et de leurs proches.

En raison de son caractère chronique, cette pathologie impose une surveillance continue de la glycémie et de l’alimentation, ainsi qu’un suivi médical renforcé avec des ajustements thérapeutiques.

Vivre avec le diabète au quotidien peut s’avérer à la fois contraignant et stressant. De banales situations pour beaucoup, telles que la planification d’activités sportives ou l’organisation d’un voyage, nécessitent des adaptations réfléchies et peuvent devenir source de tension.

Les personnes ayant un diabète de type 1 expriment souvent des inquiétudes liées à leur pathologie. Par exemple, les épisodes d’hypoglycémie (chute brutale du taux de sucre dans le sang) peuvent être une véritable source d’angoisse. De plus, la crainte de complications à long terme (maladies cardiovasculaires, lésions rénales, atteintes nerveuses…) peut accentuer le stress et la détresse psychologique.

Ainsi, on comprend pourquoi les personnes atteintes de diabète de type 1 présentent plus de troubles liés au stress, tels que l’anxiété ou les problèmes de sommeil, que la population générale.

Réactions émotionnelles variées face au diabète de type 1

Bien que le diabète de type 1 soit un facteur de stress évident, chaque individu réagit différemment en fonction de sa perception de la maladie.

Certains le voient positivement, comme un défi à relever, ce qui peut leur donner un sentiment de contrôle et de motivation.

D’autres sont plus affectés par la maladie, ressentant un poids constant et une peur du futur.

Ces différences de réaction s’expliquent par divers facteurs, notamment les antécédents personnels ou encore le contexte dans lequel le stress survient.

Des études montrent que chez les jeunes diabétiques de moins de 18 ans, un environnement familial stressé conduit à une gestion moins efficace du diabète. Les conflits familiaux compliquent la maîtrise de la maladie.

En revanche, un bon soutien social et familial favorise un meilleur contrôle glycémique et un bien-être émotionnel accru. Ainsi, pouvoir compter sur son entourage est un atout précieux pour mieux gérer le diabète de type 1.

Quel est l’impact du stress sur la glycémie ?

Effet direct du stress sur le contrôle de la glycémie

La réponse de stress est une adaptation naturelle de l’organisme face à une menace perçue. Pour se préparer à une réaction de fuite ou de lutte, le corps demande un surplus d’énergie, entraînant la production d’hormones de stress, comme l’adrénaline ou le cortisol. Ces hormones stimulent la libération de glucose, augmentant ainsi la glycémie (taux de sucre dans le sang). Ce déséquilibre glycémique peut persister sur une durée variable, rendant la gestion du diabète plus complexe.

Bien que le mode d’action et l’impact du stress sur la glycémie soient encore à l’étude, de nombreuses publications montrent que le stress influence significativement le contrôle glycémique et est corrélé aux niveaux d’HbA1c, un indicateur de l’équilibre glycémique des mois précédents.

Bon à savoir : le taux d’HbA1c (ou hémoglobine glyquée) permet d’évaluer l’équilibre glycémique des trois derniers mois grâce à un simple dosage sanguin. En général, il doit être inférieur ou égal à 7 % pour que le diabète soit considéré comme équilibré.

Un état émotionnel négatif ou une gestion difficile des émotions représente un facteur de risque de mauvais contrôle glycémique, au même titre que d’autres facteurs comme l’âge ou le statut social.

Inversement, les malades bénéficiant d’une amélioration de leur qualité de vie ou traversant des événements perçus positivement (mariage, naissance…) observent souvent une baisse de leur taux d’HbA1c, signe d’un meilleur contrôle de la glycémie.  

Effet indirect sur l’équilibre glycémique

Le lien entre le stress et le contrôle glycémique des personnes diabétiques est également indirect. En effet, le stress et l’anxiété peuvent entraîner une baisse d’attention dans le suivi du traitement.

De plus, le stress peut inciter à des comportements peu adaptés, tels que la consommation d’alcool, le tabagisme ou le manque d’activité physique, qui compromettent le maintien d’un bon équilibre glycémique.

Importance de la santé émotionnelle dans la gestion du diabète de type 1

Le stress ayant un impact significatif sur le diabète, il est essentiel d’apprendre à gérer l’anxiété et les émotions.

Cela ne vise pas uniquement à améliorer le bien-être mental, mais également à favoriser un meilleur contrôle de la glycémie. De nombreuses études ont mis en évidence des approches efficaces pour gérer le stress chez les personnes diabétiques.

Avantage du soutien psychologique

Un accompagnement psychologique pour la personne atteinte et son entourage montre des résultats positifs sur le bien-être général et la qualité de vie perçue. Il favorise une meilleure observance du traitement et améliore la gestion de la glycémie. Citons, par exemple, les séances de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) qui s’avèrent efficaces pour réduire significativement les niveaux de stress et aider à maintenir une glycémie stable.

Rôle essentiel du soutien social

Un soutien social solide apparaît comme un facteur clé. En période de stress intense, il peut réduire les effets néfastes du stress sur l’HbA1c tout en contribuant à améliorer le bien-être émotionnel. Cet appui peut prendre diverses formes, certains trouveront du réconfort auprès de leur famille ou amis, tandis que d’autres pourront participer à des groupes d’échanges ou intégrer des associations de patients. Les professionnels de santé sont également en première ligne pour prodiguer conseils et soutien à chaque consultation.

Apprendre à gérer son stress

Diverses approches complémentaires sont utiles au contrôle du stress et des émotions.

Des stratégies de maîtrise du stress par des techniques de respiration ou par la méditation permettent de réduire les tensions quotidiennes significativement.

Une action souvent oubliée dans un quotidien trépidant : prendre du temps pour soi.

Se permettre des moments de détente, lire, se promener dans la nature ou pratiquer des activités plaisantes sont autant d’actions qui peuvent s’avérer très efficaces pour atténuer le stress.

Activité physique régulière

L’activité physique a un double intérêt :

  • Amélioration de la glycémie : elle participe au traitement du diabète en contribuant à faire baisser la glycémie et à mieux la réguler.
  • Répercussions sur le moral : elle diminue le stress et les symptômes d’anxiété.

L’activité physique ne se limite pas aux seules activités sportives. Sans être un adepte du sport, les mouvements peuvent très bien s’intégrer dans la vie quotidienne : jardiner, marcher, monter les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur, bricoler… Diverses options d'activités sont envisageables selon ses préférences et ses capacités.

Prendre soin de sa santé émotionnelle est essentiel pour mieux vivre avec le diabète de type 1. Apprendre à gérer le stress de manière proactive est crucial, non seulement pour améliorer le bien-être psychologique, mais aussi pour optimiser l’équilibre glycémique. En intégrant un soutien adapté, en adoptant des techniques de gestion du stress et des activités physiques régulières, il est possible d’améliorer à la fois le bien-être mental et le contrôle glycémique.

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Maladies
L'impact du deuil sur la santé mentale : Reconnaître et traiter la douleur émotionnelle
Le deuil, processus normal et essentiel suite à la perte d'un être cher. Nous vous expliquons ses principales étapes et comment reconnaître le deuil pathologique.

Le deuil est un processus normal devant une perte importante. Bien qu’il soit propre à chaque individu et peut être vécu différemment, il s’agit d’un processus complexe pouvant avoir un impact significatif sur la santé mentale. Dans certains cas, lorsque des symptômes physiques ou psychologiques se manifestent, on parlera de deuil pathologique. Reconnaître la douleur émotionnelle associée au deuil est essentiel pour comprendre les différentes phases de ce processus afin de prévenir des complications à long terme.

Qu’est-ce que le deuil ?

Le deuil se définit comme une profonde tristesse éprouvée au décès d’un proche, il s’agit d’un processus normal et nécessaire pour surmonter cette blessure émotionnelle. Pendant cette période difficile, il est essentiel d'être attentif à ses émotions et de ne pas les refouler. Il est également important de respecter le rythme du processus de deuil, sans chercher à précipiter les étapes.

Les principales étapes du deuil

 

La durée du deuil est propre à chacun et peut varier de plusieurs semaines à une année. Il est généralement caractérisé par plusieurs étapes et des symptômes qui évoluent avec le temps (1) :

Le choc

Cette étape constitue la première étape du processus du deuil. Elle intervient à l’annonce du décès.  

Le déni

Cette étape constitue un mécanisme de défense, où le proche refuse de voir la réalité de la perte afin d’éviter la douleur liée à celle-ci. Bien que cette étape soit généralement de courte durée, elle peut persister chez certaines personnes.

La colère

Cette étape apparaît après la phase du déni où la personne se retrouve confrontée à la réalité ce qui engendre un sentiment de colère envers elle-même ou les autres.  

La tristesse

La personne qui traverse le deuil peut ressentir un profond sentiment de tristesse et de désespoir face à l'absence du proche décédé. C'est une phase marquée par la perte de repères et la souffrance émotionnelle, mais elle est aussi essentielle dans le processus de deuil, car elle signifie l'acceptation de la réalité du décès.

L’acceptation

L'étape de l'acceptation ne doit pas être sous-estimée, elle survient lorsque la personne commence à accepter la réalité de la perte et à se remémorer les souvenirs.

La reconstruction

Cette étape constitue la dernière étape du processus du deuil, la personne endeuillée retrouve peu à peu son énergie, ses capacités, et entame un processus de reconstruction personnelle.

 

Reconnaître la douleur émotionnelle et se faire accompagner

Le deuil peut se manifester de plusieurs manières sur le plan émotionnel et même physique. L'anxiété est l’un des signes fréquents durant le deuil, souvent liée à l'incertitude de l'avenir ou à la peur de vivre sans la personne décédée. Certaines personnes peuvent s’isoler pendant le deuil, se sentant alors en difficulté de se connecter avec les autres. Cette période de stress émotionnel peut notamment affecter le sommeil, pouvant avoir des répercussions sur le corps (2) tel qu’une fatigue extrême entraînant une faiblesse générale. De plus, des troubles de l’appétit et des troubles digestifs avec des maux d'estomac ou des nausées liés au stress peuvent également apparaître.  

Consulter un professionnel de santé ou un psychologue durant ce processus peut être essentiel afin d’être accompagné pour faire face à la perte d’un proche mais aussi afin de prévenir des complications à long terme.

Comment reconnaître le deuil pathologique ?

Si durant le processus de deuil, il est normal d’observer, de la tristesse, une perte d’appétit, un sommeil perturbé ou encore une fatigue plus importante, il est crucial de distinguer le deuil du deuil pathologique. En effet, dans certains cas, les personnes peuvent faire face à un deuil prolongé, dit « deuil pathologique » (3). Il s’agit d’une forme aggravée du deuil avec des émotions négatives qui se manifestent de façon excessive et persistante dans la vie de la personne endeuillée. On parlera de deuil pathologique lorsque la période de deuil s’étend au-delà d’un an.

Les symptômes du deuil pathologique

 

Si les signes du deuil pathologique, comme ceux du deuil peuvent varier d’une personne à l’autre, certains symptômes doivent alerter et nécessiter la prise en charge par un professionnel de santé :

Souffrance intense

Bien que le deuil soit un processus long, une souffrance intense et prolongée qui persiste au-delà d’un an, voire des années, peut être un signe de deuil pathologique.

Isolement social prolongée

Un retrait marqué et prolongé des activités sociales, des relations amicales et familiales peut aussi alerter.

Préoccupation excessive et perturbation des activités quotidiennes  

Une obsession constante à propos du décès, des pensées intrusives telles qu’une culpabilité exacerbée, des idées noires peuvent être des signes de deuil pathologique. De plus, l’incapacité à effectuer des tâches quotidiennes comme le travail ou l'entretien personnel peut également indiquer un deuil pathologique.

Altération de la santé physique

Troubles du sommeil, troubles de l’alimentation avec perte ou prise de poids significative, douleurs corporelles inexpliquées ou encore fatigue extrême persistante sont des signes d’alertes d’un deuil pathologique.

Conclusion

 

Le deuil est essentiel à la suite de la perte d'un être cher. Il est caractérisé par plusieurs étapes émotionnelles qui peuvent varier d'une personne à l'autre. Reconnaître et accepter ces étapes est nécessaire pour surmonter la douleur émotionnelle associée à la perte. Cependant, il est important de distinguer le deuil normal du deuil pathologique, afin de bénéficier d’un accompagnement par un professionnel de santé afin de faire face à cette épreuve.

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Maladies
Infographie : Cancer de la peau
Comprendre le cancer de la peau via une infographie

Le cancer de la peau : facteurs de risque, symptômes, diagnostic, prise en charge et prévenir les risques

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Maladies
Magali, 47 ans, diagnostiquée de son premier cancer de la peau à 11 ans
Magali est diagnostiquée de son premier cancer de la peau à 11 ans. Elle va enchaîner plusieurs cancers de la peau au cours de sa vie. Découvrez ce témoignage rempli de résilience et d’acceptation.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Magali, j’ai 47 ans, je suis mariée et maman de 2 filles.

Quand avez-vous été diagnostiqué d’un cancer de la peau ?

Mon premier cancer a été diagnostiqué lorsque j’avais 11 ans de façon fortuite non pas par un dermatologue mais suspecté par un neuropédiatre qui me suivait pour l’épilepsie. J’avais une lésion suspecte sur l’avant-bras droit. Il m’a orienté vers un confrère qui a fait une exérèse de ce grain de beauté qui s'est avéré cancéreux. À cet âge-là, je ne savais pas vraiment ce que cela pouvait impliquer.

A l'âge de 32 ans, j’ai déclaré un deuxième cancer de la peau au coin de l'œil puis 10 ans plus tard, un troisième cancer de la peau sur le nez puis le cou et derrière l’oreille. L’an dernier, on m’a diagnostiqué à nouveau un cancer de la peau dans le dos.

Ça fait plusieurs années que je combats des cancers de la peau ainsi que 2 maladies auto-immunes : un lupus et une polyarthrite rhumatoïde.

Quels ont été les signes qui vous ont poussé à consulter ?

J’avais une lésion persistante au coin de l'œil qui saignait et qui ne guérissait pas malgré toutes les crèmes cicatrisantes et apaisantes. Rien ne fonctionnait ! J’ai donc consulté un dermatologue qui m’a confirmé qu’il fallait enlever cette lésion de l'œil et m'orienter dans un service de chirurgie réparatrice de la face dans un hôpital de Marseille.

Ils ont décidé de faire une exérèse directe sans passer par la biopsie. Les résultats d’anapath ont bien démontré qu’il s’agissait bien d’un nouveau carcinome.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez reçu le diagnostic du cancer de la peau  ?

J’ai un phototype de peau très clair et je suis rousse avec une multitude de grains de beauté depuis le plus jeune âge. Je vis dans le sud où le soleil est omniprésent.

Ma grand-mère a eu plusieurs cancers de la peau (au visage également) ainsi que mon père.

J’étais très inquiète surtout par rapport à l’aspect esthétique car cela touchait mon visage. A 32 ans, je suis une jeune femme dans un âge charnière et se prendre en pleine face ce cancer a été compliqué. Je n’ai pas réalisé à ce moment-là les impacts que cela pouvait avoir.

Quels sont les différents examens que vous avez dû passer ?

Au niveau des cancers de la peau, il n’existe pas grand-chose à part l'œil avisé d’un dermatologue spécialiste de la peau et du dermatoscope. La biopsie est le seul moyen véritable de savoir si c’est cancéreux ou non. Il n’existe pas d’examens d’imagerie, d’IRM et de PET scan.

Depuis 2 ans, je suis dans un protocole expérimental. Je suis suivi par scanner Vectra 3D et le seul en France est à l’hôpital de la conception. Il s’agit d’un scanner à intelligence artificielle qui vient superposer les différentes images de la tête aux pieds.

Un dermatologue manie le robot pour mettre en exergue les grains de beauté, les lésions et les tâches. Il met en parallèle les images prises précédemment lors des précédents contrôles, afin de les comparer, et de suivre leur évolution.

Il y a 1 mois, j’ai réalisé le scanner qui a trouvé 861 lésions dont 5 qui ont attiré l’attention du médecin. Le dermatologue va alors checker les 5 à surveiller et apporter son jugement d’expert : est-ce qu’il doit y avoir une biopsie ? Est-ce qu’il faut faire une exérèse ? Est-ce que c’est stable et identique ?

Mon dernier cancer a été détecté par le Vectra 3d.

Quels ont été les impacts de la maladie et des traitements sur votre quotidien ?

L’impact de la maladie c’est que je ne peux plus m’exposer normalement au soleil. Tout est réfléchi et prévu en fonction du soleil. Le soleil est mon meilleur ennemi, on perd de la liberté et de l'insouciance. J’ai longtemps pratiqué le tennis en extérieur entre 12h et 14h parfois, aujourd’hui, je ne peux plus m'exposer en plein soleil aux heures les plus chaudes même pour faire du sport car il n’y a aucun moyen préventif au niveau du cancer de la peau, si ce n’est celui d’éviter au maximum les rayons du soleil.

Suite à l'exérèse sur mon nez, j’ai eu à plusieurs reprises des traitements par chimiothérapie locale, il s’agit d’une crème prescrite à l'hôpital qui permet d’assainir et de minimiser au maximum les risques de récidive. J’ai également dû subir une chirurgie réparatrice pour mon nez. Mon chirurgien est venu effacer ma “corne de licorne” en allongeant et en aplatissant ma cicatrice. Cela a été réalisé plus de 2 ans après l'exérèse.

J’ai actuellement une surveillance tous les 3 mois et j’espère passer à 6 mois d’intervalle.

Est-ce que la maladie a eu un impact sur votre vie sociale ? familiale ?

Oui bien sûr sur ma vie sociale et professionnelle. Aujourd'hui, je suis en invalidité. J'espère reprendre le travail rapidement en exerçant une activité qui ait un sens et une résonance en moi, car c’est mon projet numéro 1 à court terme.

Concernant ma vie personnelle, j’ai toujours essayé de faire en sorte que la maladie ne soit pas au centre de la famille afin de préserver mes proches.

Avez-vous mis en place des choses pour votre bien-être mental ?

Oui. Je suis quelqu’un de relativement résiliente. Étant donné que j’ai des problèmes de santé depuis toute petite (18 mois, brûlée au 3ème degrés, 4-5 ans : épilepsie)

Mon mental s’est donc forgé naturellement et ce, depuis très jeune. Je compare souvent mon mental à celui d’une sportive de haut niveau. Soit on s'effondre, soit on se relève et on avance. Moi, j’ai choisi la deuxième option, malgré mes peurs, mes craintes et les bas du quotidien.

Vous êtes-vous rapprochée d’associations afin de trouver du soutien ?

Ce sont les assos qui se sont rapprochées de moi. Ça m’apporte et m’aide énormément de transmettre et de raconter mon parcours. Donner de l’espoir et d’autres possibilités, d’autres ouvertures, un autre visage à ceux qui sont touchés par la maladie.

Cela m’a également permis de mieux accepter et mieux comprendre le parcours que j’avais accompli.

Quand on est dedans, on n’a souvent pas d’autres choix que d’avancer sans réaliser vraiment ce que l’on vit.

Le fait d’en parler m’a permis d’ouvrir les yeux et de mesurer l’ampleur de ce que j’avais vécu.

Quels sont les conseils que vous donneriez à d’autres personnes ayant un carcinome ?

Quel que soit le cancer qui vous touche, je crois qu’on a toutes et tous les mêmes peurs, les mêmes joies et les mêmes craintes. Il faut arriver à s’ouvrir aux autres et à en parler. La parole est libératrice. Il faut également apprendre à écouter sa petite voix intérieure, son intuition. Il ne faut pas rester dans sa bulle, il ne faut pas comparer son parcours à celui des autres, il faut faire confiance, en soi et en son équipe médicale.

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Maladies
Cancer de la peau : l’importance de la prévention
Pour réduire les risques de cancer de la peau, il est crucial d’adopter des comportements préventifs quotidiens.

En France, les cas de cancer de la peau ont triplé depuis 1990, avec désormais plus de 100 000 nouveaux diagnostics chaque année. Pourtant, aujourd’hui, nous pouvons agir efficacement pour limiter les risques de son apparition. Cet article vous plonge au cœur des causes, des facteurs de risque et vous présente les stratégies de prévention efficaces contre les cancers de la peau. Découvrez comment incorporer des gestes simples dans votre quotidien, pour renforcer votre protection face à cette maladie de plus en plus répandue.

Qu’est-ce qui provoque le cancer de la peau ?

Les cancers de la peau résultent d’altérations dans l’ADN cellulaire. Ces dommages génétiques déclenchent une croissance anormale et excessive des cellules cutanées, conduisant ainsi à la formation de tumeurs malignes.

De nombreuses recherches sont menées, notamment par la fondation ARC (Fondation pour la recherche sur le cancer), afin de comprendre les mécanismes biologiques et les raisons de l’augmentation des cancers de la peau.

Les principaux coupables sont les rayons ultraviolets (UV), qu’ils proviennent du soleil ou de sources artificielles. L’exposition excessive et répétée aux rayons UV est capable d’endommager l’ADN des cellules cutanées, augmentant de ce fait la probabilité de mutations génétiques et, par conséquent, le risque de cancer.

Le cancer de la peau peut toucher n’importe qui, même les plus jeunes. Cependant, des facteurs de risque rendent certaines personnes plus enclines à cette maladie.

Les personnes de teint clair, aux cheveux blonds ou roux, qui ont facilement tendance à souffrir de coups de soleil, sont plus susceptibles de développer un cancer de la peau.

Les individus possédant des antécédents personnels ou familiaux de cancers cutanés sont aussi particulièrement vulnérables.

Le risque est également plus élevé chez ceux qui possèdent un nombre important de taches de rousseur ou de grains de beauté, surtout si ces derniers sont grands (plus de 5 mm) ou de forme atypique.

Par ailleurs, l’exposition à certaines substances toxiques, comme l’arsenic, constitue aussi un facteur de risque d’être affecté par un cancer de la peau.

Comment prémunir les risques de cancer de la peau ?

Pour réduire les risques de cancer de la peau, il est crucial d’adopter des comportements préventifs quotidiens :

Se protéger du soleil

Faites un usage raisonnable du soleil en évitant l’exposition entre 11 h et 16 h. Privilégiez des vêtements couvrants, et n’oubliez pas de vous couvrir également la tête (casquettes ou chapeaux).

Lors des expositions au soleil, appliquez une protection solaire à indice élevé et en quantité suffisante toutes les deux heures sur les parties du corps apparentes.

Éviter l’utilisation des outils de bronzage artificiels

Les équipements pour bronzer de manière artificielle, comme les cabines de bronzage et les lampes solaires, représentent une source significative de rayonnement UV.

Éviter le contact avec certaines substances

Certaines substances sont reconnues carcinogènes, c’est-à-dire qu’elles causent, ou peuvent causer, le cancer. Parmi elles, nous pouvons citer l’arsenic, la suie, ou encore le goudron de houille, un élément entrant dans la composition de shampooings traitants contre les pellicules et d’autres affections de la peau.

S’auto-examiner régulièrement

Effectuer des auto-examens de la peau joue un rôle crucial dans la lutte contre les cancers cutanés.

Une bonne connaissance de sa peau permet d’identifier plus aisément l’apparition d’une lésion ou d’un grain de beauté qui se distingue des autres, tel le « vilain petit canard ».

Les signes qui doivent alerter

Savoir reconnaître les signes précurseurs d’un cancer cutané est crucial pour une prise en charge rapide et efficace. Les indices d’alerte diffèrent en fonction du type de cancer de la peau.

Le mélanome

Le mélanome est un cancer de la peau peu fréquent, mais potentiellement grave s’il n’est pas pris en charge rapidement.

Il se manifeste soit par l’apparition d’une nouvelle tache sur la peau, soit par la transformation d’un grain de beauté existant.

Les signes à surveiller incluent :

  • Une tache plane apparue récemment, qui change rapidement de taille, d’épaisseur, de forme, ou de couleur. Elle peut être un signe avant-coureur de cancer de la peau.
  • Les grains de beauté suspects peuvent être repérés grâce à la « règle de l’ABCDE ». Elle facilite la recherche de signes douteux parmi les nombreux grains de beauté du corps :
    • A pour Asymétrie : grain de beauté ni rond, ni ovale, relief irrégulier, avec deux côtés qui ne se ressemblent pas ;
    • B pour Bords irréguliers, mal délimités ;
    • C pour Couleur non homogène ;
    • D pour Diamètre supérieur à 5 mm et en augmentation ;
    • E pour Évolution rapide (couleur, taille, forme, épaisseur).

L’apparition d’un ou plusieurs de ces signes ne confirme pas automatiquement la présence d’un cancer de la peau de type mélanome. Cependant, elle requiert une consultation médicale rapide pour évaluer la lésion.

Les carcinomes

Ils représentent 90 % des cas de cancers de la peau diagnostiqués en France. Ils se déclinent sous plusieurs formes, chacune avec ses signes distinctifs :

  • Les carcinomes basocellulaires

Ils peuvent adopter divers aspects comme une plaie ouverte persistante, une tache rougeâtre, une zone irritée pouvant former des croûtes et démanger, ou encore une petite excroissance, une bosse ou un nodule brillant.

  • Les carcinomes épidermoïdes ou spinocellulaires

Leurs formes sont également variées. Ils se manifestent parfois par des plaques rouges squameuses, des plaies ouvertes persistantes pendant des semaines, ou bien des lésions ressemblant à des verrues.

Les autres types rares de cancers de la peau

À côté de ces trois principales formes de tumeurs, différents types de cancers cutanés peuvent apparaître, mais ils sont beaucoup plus rares.

Citons par exemple un troisième type de carcinome : le carcinome à cellules de Merkel. Il provient de cellules de la peau appelées cellules de Merkel. Il est rare, mais agressif et se caractérise par un nodule sous-cutané, non douloureux, de couleur chair ou bleu-rouge.

Cancer de la peau, comment se faire dépister ?

Le dépistage du cancer de la peau est une étape cruciale pour une prise en charge précoce et efficace.

Auto-examen

Une des clés de prévention et de dépistage repose sur l’auto-examen régulier de la peau, à effectuer au moins trois fois par an.

Une connaissance approfondie de sa peau améliore la capacité du patient à identifier rapidement les anomalies suspectes, optimisant ainsi l’efficacité dans la recherche de cancer cutané.

En cas de découverte de signes d’alerte par le patient, un avis médical doit être demandé rapidement.

Consultation professionnelle

En complément de l’auto-examen, une consultation annuelle chez un professionnel de santé, tel que le médecin traitant ou le dermatologue est recommandée. Ce dernier adapte la fréquence des contrôles de la peau en fonction des facteurs de risque individuels.

Au cours de la consultation, le professionnel de santé examine méticuleusement la peau de tout le corps afin de détecter d’éventuelles anomalies. Il peut utiliser un dermatoscope, un dispositif grossissant l’image de la peau pour analyser la zone concernée avec précision.

Le dépistage régulier, tant par l’auto-examen que par une consultation auprès d’un professionnel, joue un rôle majeur dans la lutte contre la maladie. En effet, plus le diagnostic du cancer de la peau est posé à un stade précoce, plus les chances de guérison sont élevées.

La journée prévention cancer de la peau

Lancée en 1998, la journée nationale de dépistage des cancers de la peau a été initiée par le Syndicat National des Dermatologues Vénéréologues (SNDV), avec le soutien du ministère de la Santé. Au fil des années, cette initiative, appuyée par l’Institut National du Cancer (INCa), s’est développée pour devenir une semaine entière dédiée à la prévention et à la sensibilisation au dépistage des cancers de la peau.

En 2024, le SNDV organise la 27e édition de cette campagne estivale, intitulée « Sauver sa peau ». Elle se déroulera du 10 au 16 juin à l’aide d’actions de communication numérique et d’affichages sur l’ensemble du territoire français.

Le but de cette semaine est de sensibiliser le public aux dangers du cancer de la peau et d’encourager les comportements préventifs. Elle met particulièrement l’accent sur la prévention du cancer de la peau face aux UV, notamment sur les lieux de travail.

Conclusion

La prévention est essentielle dans la lutte contre le cancer de la peau. En tant que patient, vous jouez un rôle clé.

En apprenant à identifier les facteurs de risque de mélanome ou de carcinome et en adoptant des comportements préventifs quotidiens, vous devenez un véritable acteur de votre santé.

De plus, la surveillance assidue de votre peau, grâce à des auto-examens réguliers et des consultations médicales, permet de repérer précocement des anomalies suspectes. Vous contribuez ainsi à une recherche de cancer cutané efficace, car elle facilite des interventions rapides, améliorant considérablement les chances de succès dans le traitement de la maladie.

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Maladies
Comment détecter un cancer de la peau ?
Le cancer de la peau survient lorsque des cellules cutanées subissent des mutations génétiques et se multiplient de manière anarchique, le plus souvent sous l’effet d’une exposition au soleil

Chaque année en France, entre 140 000 et 240 000 cancers de la peau sont diagnostiqués (1). Depuis 1980, leur incidence a nettement augmenté aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Cette augmentation est largement attribuée à l'engouement pour l'exposition au soleil, étant donné que l'exposition aux rayonnements UV est connue comme un facteur de risque majeur dans le développement de ces cancers cutanés. Leur détection précoce est essentielle pour accroître significativement les chances de guérison.

La peau, en bref ?

La peau constitue le plus grand organe du corps humain, elle pèse entre 4 et 10 kilos à l’âge adulte et s’étend sur près de 2m2 (2). La peau joue un rôle essentiel dans la protection contre les agressions extérieures, la régulation de la température corporelle mais aussi la perception sensorielle ou encore la synthèse hormonale.

La peau se compose de plusieurs parties (2) :

  • L’épiderme : il constitue la couche externe de la peau et la partie la plus résistante. Il se compose de plusieurs couches : la couche basale et la couche épineuse, mais se compose également de kératinocytes et de mélanocytes (cellules responsables de la production de mélanine donnant une pigmentation à la peau).
  • Le derme : il contient des vaisseaux sanguins, des glandes sudoripares (responsables de la production de la sueur), des glandes sébacées (responsables de la production de sébum) et des follicules pileux (cavités dans laquelle se situe la base du poil).
  • L’hypoderme : il constitue la couche la plus profonde de la peau et est riche en tissu adipeux (tissu graisseux) et en vaisseaux sanguins. Il est plus épais au niveau des zones soumises à une pression importante tels que les talons. L’hypoderme sert aussi de réserve énergétique et participe à la régulation thermique du corps.  

Qu’est-ce qu’un cancer de la peau et quels sont les signes ?

Le cancer de la peau survient lorsque des cellules cutanées subissent des mutations génétiques et se multiplient de manière anarchique, le plus souvent sous l’effet d’une exposition au soleil. Il existe deux principaux types de cancers de la peau (3).

- Les carcinomes :

ils représentent la forme la plus fréquente de cancer de la peau (4). Ils se développent généralement après 50 ans, sur les zones du corps les plus exposées telles que le visage, le cou, les épaules, les bras ou encore les jambes. Leur apparition est souvent liée à une exposition prolongée et excessive au soleil, où les cellules de la couche basale et épineuse de l’épiderme peuvent se transformer en carcinome. Dans la plupart des cas, les carcinomes sont facilement traitables. Cependant, certains types de carcinomes dit « épidermoïdes », présentent un risque accru de métastases (propagation et développement de lésions sur une autre partie que celle d’origine) s'ils ne sont pas traités précocement.

- Les mélanomes :

ils sont plus rares mais représentent le type le plus grave de cancer de la peau lié au risque de métastases plus important. Les mélanomes se développent à partir des cellules produisant de la mélanine (responsable de la pigmentation de la peau) : les mélanocytes. Il peut apparaître comme un nouveau grain de beauté ou par la modification, sous l’effet du soleil de l'aspect d'un grain de beauté déjà existant : couleur, forme ou taille.

Comment surveiller sa peau et la préserver ?

Le rôle de la prévention est crucial. Lorsqu'il est détecté à un stade précoce, le cancer de la peau peut généralement être guéri avec succès. En revanche, un diagnostic tardif entraînera une diminution de l'efficacité des traitements disponibles et en quelques mois le mélanome peut se propager à d'autres parties du corps, formant des métastases. C'est pourquoi la détection précoce du cancer de la peau est essentielle, il est donc important de surveiller sa peau régulièrement. Voici quelques conseils pour préserver la santé de votre peau :

- Surveillez régulièrement votre peau

Il est essentiel de surveiller régulièrement votre peau et plus particulièrement à l’aspect de vos grains de beauté afin de détecter une modification de leur aspect. Pour cela vous pouvez vous aider de la règle ABCDE qui permet de reconnaître les signes d’un mélanome :

  • A pour Asymétrie : lorsque le grain de beauté présente une forme asymétrique, avec une couleur et des reliefs non homogènes.
  • B pour Bords irréguliers : lorsque le grain de beauté présente des bords mal délimités.
  • C pour Couleur non homogène.
  • D pour Diamètre augmentation de leur taille.
  • E pour Évolution : lorsque le grain de beauté évolue rapidement au niveau de sa forme, taille ou encore sa couleur.

Il est recommandé d’examiner votre peau tous les trois mois environ et en particulier si vous présentez un niveau de risque de cancers cutanés plus élevé (5) (peau claire, nombreux grains de beauté et tâches de rousseur, antécédents familiaux, exposition au soleil prolongée,…).

- Consultez régulièrement votre dermatologue

Faites examiner votre peau régulièrement par un dermatologue, surtout si vous avez des antécédents familiaux de cancer de la peau ou si vous remarquez des changements inhabituels. Il est recommandé de se faire examiner une fois par an par un dermatologue suivant votre niveau de risque. Votre dermatologue effectuera un examen visuel de votre peau et notamment des grains de beauté pouvant être suspects, pour cela il pourra s’équiper d’un dermatoscope (loupe éclairante et hautement grossissante). Si votre peau présente un grand nombre de grains de beauté, il pourra alors les photographier afin de suivre leur évolution.

- Protégez votre peau des rayons ultraviolets (UV)

Dans la majorité des cas, les UV sont responsables des cancers de la peau. Pour cela adoptez les bons réflexes pour vous en protéger : privilégiez l’ombre, évitez une exposition entre 12h et 16h, couvrez-vous, appliquez une protection contre le soleil indice 50 toutes les 2 heures.

Conclusion

La détection précoce des cancers de la peau est cruciale pour améliorer les chances de guérison, notamment dans le cas des mélanomes. Avec une incidence croissante depuis 1980, attribuée en grande partie à l'exposition au soleil, la surveillance régulière de la peau et les consultations dermatologiques sont des mesures essentielles pour prévenir, détecter et traiter efficacement ces cancers cutanés.

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Maladies
Le Cancer de la peau
Les cas de cancer de la peau ont triplés depuis 30 ans. Il est important de protéger sa peau et son capital soleil. Nous vous expliquons ce qu’est un cancer de la peau, quels sont les différents types de cancers de la peau et comment le diagnostiquer.

Qu’est-ce qu’un cancer de la peau ?

Un cancer de la peau est une prolifération excessive et incontrôlée de cellules de la peau. Cette croissance pathologique résulte de dommages sur l’ADN qui provoquent des mutations cellulaires menant à la formation d’une tumeur maligne.

Il existe plusieurs types de cancers de la peau, aussi nommés cancers cutanés.

- Les carcinomes sont les plus fréquents et représentent 90 % des cancers cutanés diagnostiqués en France. Ils se développent à partir de cellules de la peau appelées kératinocytes et apparaissent principalement après 50 ans.

Deux formes de carcinomes se distinguent :

  • Les carcinomes dits « basocellulaires » sont des lésions dont la malignité n’est que locale. Ils n’engendrent pas de métastases, cela signifie qu’ils ne se propagent pas aux autres organes.
  • Les carcinomes « spinocellulaires » ou « épidermoïdes » sont beaucoup plus rares. Ils ont la capacité de provoquer des métastases s’ils ne sont pas pris en charge.

- Les mélanomes sont des tumeurs se formant à partir des mélanocytes : des cellules de la peau produisant la mélanine (pigment colorant de la peau). Cette forme représente 10 % des cancers cutanés. Elle est considérée comme la plus grave, car plus agressive, c’est-à-dire qu’elle évolue plus facilement en métastase.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la peau ?

Le rôle de la prévention est important, en effet plusieurs facteurs sont susceptibles d’augmenter le risque de survenue d’un cancer cutané.

L’exposition aux UV (rayons ultraviolets) joue un rôle crucial dans sa survenue. En effet, on estime qu’environ deux tiers des cancers de la peau seraient imputables à une exposition excessive aux UV, qu’ils soient d’origine naturelle (soleil) ou artificielle (cabines de bronzage). Des coups de soleil pendant l’enfance ou des expositions solaires répétées constituent un facteur de risque notable.

Par ailleurs, certaines caractéristiques individuelles augmentent le risque de cancers de la peau. La couleur de la peau, des yeux et des cheveux influence le niveau de menace : plus ils sont clairs, plus la personnes est considérée comme vulnérable. Un grand nombre de grains de beauté ou des antécédents familiaux ou personnels de cancers cutanés majorent également la susceptibilité au cancer de la peau.

Certains facteurs environnementaux favorisent l’apparition du cancer de la peau, en particulier une exposition répétée et importante aux rayons ionisants, tels que les rayons X ou gamma (utilisés en radiologie médicale). De même, le contact régulier avec certaines substances chimiques, comme l’arsenic et les dérivés de goudron, constitue un risque.

Quels sont les symptômes du cancer de la peau ?

Les lésions varient selon les types de cancers cutanés. Elles peuvent apparaître sur n’importe quelles zones du corps, cependant elles sont plus fréquentes sur celles exposées au soleil.

La lésion cancéreuse peut se développer à partir d’un grain de beauté existant ou bien prendre naissance sur une peau dite « normale ».

Elle peut revêtir l’aspect d’une plaie qui ne guérit pas, d’une croûte ou encore d’un bouton persistant.

Un grain de beauté qui se démarque des autres par son apparence singulière, tel un « vilain petit canard », constitue un indicateur préoccupant. En effet, une personne présente habituellement un type de grains de beauté identique sur tout le corps.

Pour identifier les signes suspects, la méthode ABCDE constitue un outil précieux. Il s’agit de rechercher parmi les grains de beauté ces caractéristiques :

  • A pour Asymétrie : grain de beauté ni rond, ni ovale, relief irrégulier ;
  • B pour Bords irréguliers ;
  • C pour Couleur non homogène ;
  • D pour Diamètre supérieur à 5 mm ;
  • E pour Évolution dans le temps (couleur, taille, forme, épaisseur).

La présence d’un ou plusieurs de ces critères n’impliquent pas automatiquement l’existence d’un cancer de la peau. Cependant, cela justifie une consultation médicale rapide.

Comment diagnostique-t-on le cancer de la peau ?

Auto-examen régulier

Il est essentiel d’examiner régulièrement sa peau et ses grains de beauté pour identifier tout changement ou caractéristique inhabituelle qui pourraient évoquer un cancer cutané.

Un auto-examen régulier améliore significativement le pronostic des cancers de la peau. Plus vite la tumeur est détectée, plus les chances de guérison seront élevées.

Astuce de surveillance : prenez régulièrement des photos de votre peau. Ces clichés serviront de référence pour observer et comparer l’évolution des grains de beauté au fil du temps.

Consultation chez un professionnel de santé

En complément de l’auto-examen régulier, le médecin traitant ou le dermatologue inspecte la peau sur l’ensemble du corps.

Le dermatologue utilise un dermatoscope, un instrument grossissant, afin d’observer avec précision les détails de la peau.

Biopsie : analyse détaillée de la lésion

En cas de besoin, le dermatologue peut réaliser une biopsie pour confirmer ou infirmer le diagnostic de cancer de la peau.

Cette procédure consiste à prélever un échantillon de l’anomalie, ou toute la lésion, sous anesthésie locale. Les tissus sont alors analysés au microscope pour une évaluation précise (analyse anatomopathologique).

Quel traitement pour un cancer de la peau ?

En cas de diagnostic positif pour un cancer de la peau, diverses stratégies thérapeutiques peuvent être envisagées.

Le choix du traitement dépendra du type, de la taille, de la localisation et de la profondeur de la tumeur ainsi que des conditions physiques et de l’âge du patient.

La plupart des cancers de la peau sont traités par chirurgie.

Elle vise à éliminer totalement les cellules malignes pour prévenir la propagation et les récidives. Le chirurgien retire la lésion cancéreuse avec une marge de tissu sain environnant par sécurité. Dans certains cas, l’ablation d’un ganglion sentinelle complète l’exérèse de la tumeur.

Pour les lésions superficielles et peu étendues, la cryothérapie est un traitement parfois proposé. Elle consiste à « brûler » par le froid les cellules cancéreuses.

Dans certains cas particuliers, la radiothérapie constitue une possibilité de traitement. Elle détruit les lésions malignes grâce à des rayons (X, gamma, photons ou électrons).

En cas de métastases, de nouveaux traitements émergent, ils offrent des options souvent moins toxiques et peuvent être plus efficaces que les chimiothérapies traditionnelles : les thérapies ciblées attaquent spécifiquement les altérations des cellules cancéreuses tandis que l’immunothérapie active le système immunitaire pour lutter contre les cellules tumorales.

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Maladies
Isabelle, diagnostiquée de la maladie de Parkinson à 45 ans
Témoignage d'Isabelle, diagnostiquée de la maladie de Parkinson en 2013 lors d’une consultation chez un neurologue pour une douleur au pouce qui persistait. Découvrez ce témoignage remplit de résilience et d’acceptation.

Peux-tu te présenter ?

Je me prénomme Isabelle. J’ai 4 enfants et 2 petites filles de 8 et 4 ans. Je vis à Luriecq, une petite commune dans le département de la Loire (42) en région Auvergne-Rhône- Alpes.

Quand et comment as-tu appris que tu étais atteinte de la maladie de Parkinson  ?

J’ai été diagnostiqué en 2013 lors d’une consultation chez un neurologue pour une douleur au pouce gauche qui persistait. Peut-être un problème de canal carpien.

Alors que je boutonnais ma chemise avec difficulté, le spécialiste s’en inquiéta. Je lui ai répondu que depuis quelques mois je tremblais un peu de la main gauche et que je rencontrais des difficultés avec les gestes fins. Mais que mon généraliste m'avait dit qu’il s’agissait de tremblements essentiels et qu’il n’y avait pas de traitement.

Aussitôt le neurologue m’annonça qu’il penchait plus pour un syndrome parkinsonien et qu’il me prescrivait un DatScan (examen cérébral) pour éliminer d’autres pathologies. « On se revoit dès que vous avez fait l’examen. Au revoir Madame ».

Dès que je suis rentrée à la maison, j’ai cherché des informations sur internet.  Je me suis vite rendu compte que je devais faire un tri, car je ne correspondais pas du tout à ce que je pouvais lire. Tout ramenait à des personnes de plus de 70 ans, à du handicap moteur assez lourd.

Je n’ai à ce moment-là que 45 ans. Je suis active. Je décide donc de me donner à fond dans mon travail, de profiter de tous les moments possibles avec ma famille. Comme si je n’avais pas de temps à perdre.

Quels impacts la maladie a-t-elle eu sur ton quotidien?

Pendant huit années environ, la maladie ne me gênera pas plus que ça. A l’heure actuelle, les symptômes les plus gênant pour moi sont la fatigue extrême et les douleurs que j’essaie de gérer au mieux avec de l’activité physique quotidienne. Yoga tous les jours à la maison à l’aide de tutos sur internet, et une fois par quinzaine à l’Association Groupant les Parkinsoniens de la Loire (AGPL) dont je suis adhérente, escalade en salle 1 ou 2 fois par semaine et randonnées dès que je peux.

La maladie de Parkinson a eu un impact social positif dans un premier temps, car je me suis investi énormément dans des activités en lien avec mon travail. J’ai pris des responsabilités au sein du CSE de mon entreprise et dans la défense des salariés. J’ai acquis de nouvelles compétences, j'ai élargi mon réseau de connaissances.  Avec du recul, j’ai fait l’autruche. Il y a eu des conséquences à cela, car j’ai fait passer en second plan ma relation amoureuse qui a volé en éclat.

Au printemps 2023, j’ai eu besoin de prendre du recul. Je suis partie sur le Chemin de Compostelle. J’ai parcouru plus de 900 km à pied.  

Aujourd’hui, je continue à avoir beaucoup d’activités car j’en ai besoin mais j’ai abandonné l’autruche. J’ai la chance d’avoir des enfants qui me soutiennent et qui acceptent ma soif de vivre les choses à fond et participent même à quelques challenges, par exemple le Chemin de Compostelle puisqu’ils sont venus à tour de rôle sur quelques étapes.

Pour synthétiser, le soutien de ma famille, l’activité physique, et entretenir des relations sociales saines font un combo qui me permet de garder le moral et de vivre au mieux avec la maladie.

Il y a un peu moins de deux ans, j’ai poussé la porte de l’Association Groupant les Parkinsoniens de la Loire (AGPL) dont les locaux sont à Saint Etienne, à une trentaine de km de chez moi. J’y ai trouvé des personnes qui « parlent le même langage que moi » : même si la plupart du temps on ne parle pas de la maladie mais on y trouve un sourire, une main, une activité. J’ai la chance de pouvoir donner du temps à l’association comme bénévole ce qui me permet de rendre un peu de ce qu’elle m’apporte.

Plus je m’investis dans le bénévolat, plus je me confronte à des idées fausses ou des stéréotypes concernant la maladie. Bon nombre d’entre nous, y compris des soignants, pensent que c’est une maladie réservée aux personnes âgées et que le tremblement est le principal symptôme ou encore qu’il s’agît d’une maladie rare.

Il faut savoir que la maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro dégénérative après la maladie d’Alzheimer. C’est aussi la deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte après les AVC. En France, il y a plus de 270 000 malades dont 17% ont moins de 50 ans. Près d’un malade sur deux est diagnostiqué vers 58 ans donc encore actif. On compte par ailleurs 25 000 nouveaux cas par an. Ce qui n’en fait pas une maladie rare.

Comment envisages-tu l’avenir avec Parkinson ?

Je n’envisage pas l’avenir avec Parkinson. Je vis au jour le jour en mettant tout en œuvre pour que la maladie ne progresse pas trop vite.

Pour un futur assez proche, je pense neuro-stimulation profonde ce qui me permettrait de gagner en qualité de vie pendant 10 à 15 ans.

Difficile de prodiguer des conseils aux personnes malades. On est tellement différents les uns des autres dans nos symptômes, nos ressentis.

S’il n’y en avait qu’un, ce serait bouger autant que possible, pratiquez du sport si vous pouvez sinon continuer à faire un peu de ménage, un petit bout de promenade le long du couloir de votre maison, allez voir vos amis…. En plus ça aère la tête donc on déprime moins.

En ce qui me concerne je repars sur le Chemin de Compostelle le 20 avril 2024 de Navarrenx jusqu’à Santiago en Espagne. Eh oui ! L’an dernier je devais marcher les 1600 km mais une blessure m’a obligé à rentrer chez moi. Je repars donc pour environ 900 km. Si vous voulez me suivre : page Facebook et Instagram : Mon chemin avec Parkinson. Merci à ceux qui me laisseront un petit message.

Je remercie www.mapatho.com et www.objectif-autonomie.fr de m’avoir permis de témoigner sur cette maladie.

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Maladie de Parkinson : quelles conséquences sur le quotidien ?
Touchant 170 000 Français, la maladie de Parkinson, trouble neurodégénératif affectant la mobilité et l’humeur, est détaillée dans cet article, abordant diagnostic, symptômes et impact quotidien.

La maladie de Parkinson est la deuxième cause de handicap moteur chez les adultes après les accidents vasculaires cérébraux. Elle affecte environ 170 000 personnes en France et concerne également les personnes âgées de moins de 50 ans, qui représentent 17% des patients. Dans cet article, nous aborderons les symptômes et les effets de cette maladie neurodégénérative ainsi que l'impact sur la vie quotidienne des personnes atteintes.

Diagnostic, symptômes et évolution de la maladie

La maladie de Parkinson est un trouble neurodégénératif progressif qui affecte principalement le système nerveux central. Elle se caractérise par la diminution de la production de dopamine, un neurotransmetteur (substance chimique transmettant les signaux entre les neurones) essentiel pour le contrôle des mouvements et la régulation de l'humeur.

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est principalement basé sur l'observation des symptômes caractéristiques et l'exclusion d'autres causes possibles (démence à corps de Lewy, syndrome parkinsonien, etc.). Les symptômes courants de la maladie de Parkinson comprennent :

  • La rigidité musculaire,
  • Les tremblements,
  • La lenteur des mouvements,
  • Les problèmes d’équilibre.

Il est important de noter que le diagnostic de la maladie de Parkinson peut être complexe et peut nécessiter la consultation de plusieurs spécialistes. Un diagnostic précoce et précis permet d'initier rapidement un traitement approprié pour aider à atténuer les symptômes et à améliorer la qualité de vie du patient.

De plus, la maladie de Parkinson est une affection progressive qui débute avant même l'apparition des symptômes. Durant cette période, le cerveau compense les pertes neuronales grâce à sa plasticité (capacité d’adaptation du cerveau lui permettant de se « remodeler »).

Certains signes annonciateurs peuvent cependant être observés, tels que l'augmentation de la fatigue ou des difficultés de concentration.

Lorsque le diagnostic de maladie de Parkinson est avéré, un traitement est mis en place. Celui-ci permet une amélioration très nette pendant un certain temps. Durant cette période, appelée « lune de miel », les symptômes diminuent fortement et la qualité de vie du patient est grandement améliorée. Cette phase peut durer jusqu’à 10 ans. Lorsque celle-ci s’achève, des effets dits « On-Off » apparaissent. Lorsque l’effet du médicament est à son pic, c’est la phase « On », où le patient a moins de difficultés motrices, avec cependant des dyskinésies (mouvements involontaires anormaux). Les phases « Off » se caractérisent par des symptômes moteurs aggravés, (blocages, grande difficulté à la marche, risque très élevé de chute), entre 2 prises de médicaments. Le traitement doit donc être réparti de façon plus fréquente sur la journée afin d’éviter les phases « Off ».

Impact sur la vie quotidienne et adaptation

Le maintien à domicile

Le maintien à domicile des patients atteints de la maladie de Parkinson est à la fois un défi complexe, mais aussi un objectif essentiel. Il implique une approche multidisciplinaire visant à assurer un environnement sûr et favorable au bien-être de la personne.

Des adaptations du domicile telles que des rampes d'accès, des barres d'appui et des dispositifs d'aide à la mobilité sont souvent nécessaires pour faciliter la vie quotidienne. De plus, une assistance médicale, paramédicale et sociale régulière, comprenant des soins infirmiers, une rééducation et un soutien psychologique, est cruciale pour répondre aux besoins changeants des patients et de leurs proches aidants. En favorisant le maintien à domicile, on encourage l'autonomie et la dignité des patients atteints de la maladie de Parkinson, tout en leur offrant un cadre familier, sécuritaire et rassurant.

Poursuivre ses projets de vie et ses loisirs

Sport et maladie de Parkinson, quels bénéfices? Il est important pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson de maintenir leurs activités et leurs projets de vie, car cela a un impact bénéfique sur leur motivation, leur confiance en soi et leurs capacités. Les activités physiques, même modérées, sont particulièrement intéressantes car elles favorisent la libération de dopamine (messager chimique lié au plaisir, la motivation, la récompense) et améliorent les fonctions cognitives et motrices.

Accompagnement et prise en charge

La prise en charge et le traitement de la maladie de Parkinson sont multidisciplinaires, incluant notamment la médication, la rééducation par la kinésithérapie, l'orthophonie et l'ergothérapie, ainsi que le soutien psychologique. Le rôle des proches et des aidants est également crucial pour aider les personnes atteintes à s'adapter à leur nouvelle vie et à gérer au mieux la maladie.

De plus, dans la maladie de Parkinson, la stimulation physique et cognitive revêt une importance cruciale pour atténuer les symptômes et améliorer la qualité de vie des patients. L'exercice physique régulier aide à renforcer les muscles, à améliorer l'équilibre et la coordination, et à ralentir la progression de la maladie.

En parallèle, la stimulation cognitive, à travers des activités telles que des jeux de mémoire, des puzzles et des conversations stimulantes, contribue à maintenir les fonctions cérébrales et à préserver l'indépendance fonctionnelle. Cette approche globale, combinant exercices physiques et mentaux, offre un soutien essentiel aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson, favorisant ainsi une meilleure qualité de vie et une gestion plus efficace des symptômes.

La maladie de Parkinson peut-elle être ralentie ?

Cette question est au cœur de nombreuses recherches et discussions dans le domaine médical. Bien qu'il n'existe actuellement aucun traitement curatif pour cette maladie neurodégénérative, certaines thérapies médicamenteuses et interventions chirurgicales peuvent en effet aider à atténuer les symptômes et à ralentir sa progression. Ainsi, poursuivre les recherches est crucial pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à ralentir davantage la progression de la maladie.

Améliorer le quotidien des Parkinsoniens : nos conseils

Pour améliorer le quotidien des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, plusieurs conseils pratiques peuvent être précieux. Tout d'abord, maintenir une routine quotidienne régulière peut aider à minimiser les fluctuations des symptômes.

Ensuite, l'exercice physique, modéré et régulier, adapté aux capacités individuelles, est bénéfique pour renforcer les muscles, améliorer l'équilibre et favoriser le bien-être général. De plus, l'utilisation de stratégies de gestion du temps et de l'organisation peut faciliter les activités quotidiennes.

Enfin, rester connecté avec des proches et rejoindre des groupes de soutien peut offrir un précieux soutien émotionnel, au patient comme à son entourage. En combinant ces conseils, il est possible d'améliorer significativement la qualité de vie des personnes vivant avec la maladie de Parkinson.

Conclusion

La maladie de Parkinson représente un défi complexe. Elle impacte bien évidemment les personnes touchées mais aussi leurs proches. Cependant, une approche multidisciplinaire axée sur la compréhension des symptômes, une organisation adaptée et un soutien à différents niveaux peut considérablement améliorer la qualité de vie des patients. Des ajustements dans divers aspects de la vie quotidienne, notamment pour le maintien à domicile, sont essentiels pour répondre aux besoins spécifiques des personnes atteintes de Parkinson.

De plus, l'importance de la stimulation physique et cognitive ne doit pas être sous-estimée. Celle-ci offre de réelles opportunités de progrès, notamment dans la gestion des symptômes et le bien-être général. Ainsi, en adoptant une approche globale, il est possible d'améliorer considérablement la qualité de vie des patients atteints de la maladie de Parkinson, leur permettant de vivre de manière plus autonome et plus digne.

Pour en apprendre davantage, n’hésitez pas à découvrir un témoignage sur la maladie de Parkinson.

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Maladies
Maladie de Parkinson : quelles activités sportives pratiquer ?
L’impact de l’activité physique sur la maladie de Parkinson, comprendre comment elle peut atténuer les symptômes et améliorer la qualité de vie des 170 000 Français touchés.

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative résultant de la destruction progressive de neurones à dopamine dans le cerveau. Elle impacte plus de 170 000 personnes en France, entravant leur mobilité et leur qualité de vie. Face à la maladie, existe-t-il des activités sportives à pratiquer pour soulager ses symptômes ? Dans cet article, nous vous dévoilons comment les pratiques sportives et les activités physiques adaptées (APA) peuvent transformer positivement le quotidien des malades, soulignant leur importance cruciale dans le bien-être et la gestion de la maladie de Parkinson.

Parkinson : Symptômes et effets sur le quotidien des malades

La maladie de Parkinson se caractérise par une triade typique de symptômes : des tremblements au repos, une raideur musculaire et/ou des difficultés dans l’initiation et la coordination des mouvements. Les symptômes de la maladie peuvent ainsi entraver les activités quotidiennes des personnes atteintes, rendant des tâches simples de la vie comme s’habiller, écrire ou préparer un repas particulièrement complexes.

D’autres symptômes s’ajoutent à la triade, exacerbant les difficultés rencontrées au quotidien par les patients atteints de la maladie de Parkinson. On peut relever notamment des problèmes de sommeil, des troubles de l’équilibre, des troubles cognitifs, un état dépressif, des douleurs…

Avec l’évolution de la maladie, les manifestations deviennent progressivement handicapantes. Les symptômes de la maladie de Parkinson altèrent non seulement la mobilité et l’autonomie des personnes atteintes, mais aussi leurs interactions sociales, leur santé mentale et émotionnelle.

Les atteintes physiques et cognitives entravent peu à peu la capacité à exécuter des tâches nécessitant attention et coordination. Ainsi, des actions quotidiennes telles que la conduite ou la gestion des finances personnelles s’avèrent de plus en plus difficiles avec l’évolution de la maladie de Parkinson, minant l’indépendance et l’autonomie des personnes touchées.

De plus, les perturbations de l’équilibre et les difficultés cognitives intensifient le risque de chutes, compromettant la sécurité des patients.

Activité sportive, quels effets sur la maladie ?

Les effets remarquables de l’activité physique sur la maladie de Parkinson

La pratique d’une activité physique régulière joue un rôle crucial pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes par la maladie de Parkinson. En effet, l’activité physique agit sur des symptômes peu réceptifs aux traitements pharmacologiques, elle complète ainsi la prise en charge médicamenteuse et la rééducation.

Une pratique régulière d’activités physiques permet non seulement de retarder l’évolution de la maladie, mais aussi d’atténuer l’intensité des symptômes existants.

Les bienfaits de l’activité physique d’endurance se manifestent par une amélioration de la santé physique, de l’équilibre et de la vitesse de marche. Les exercices d’endurance jouent un rôle clé dans la prévention des chutes. De plus, ils améliorent significativement la qualité de vie des patients en réduisant notamment les symptômes dépressifs.

Par ailleurs, les activités de renforcement musculaire enrichissent cette dynamique en améliorant l’équilibre, la puissance musculaire et les capacités de mouvement.

La pratique régulière d’activité physique malgré la maladie permet d’améliorer le sommeil et de diminuer les douleurs. Elle favorise également l’attention et développe la coordination des mouvements.

Sur le plan psychologique, les activités sportives pratiquées en groupe offrent un soutien émotionnel précieux. Elles augmentent le sentiment d’appartenance tout en réduisant l’isolement social des patients.

Le rôle préventif de l’activité physique

Au-delà de ces bienfaits immédiats, l’activité physique se révèle jouer un rôle de prévention contre la maladie de Parkinson. En effet, des études ont montré que les personnes pratiquant régulièrement une activité sportive présentaient un moindre risque de souffrir de la maladie.

Particulièrement révélatrice, une publication dans Neurology en 2023 met en lumière les effets bénéfiques significatifs de l’activité physique dans la prévention de la maladie de Parkinson chez les femmes.

Cette étude approfondie, s’étendant sur 29 ans et impliquant 100 000 participantes, révèle une corrélation marquée entre un niveau élevé d’exercice physique et une diminution du risque de développer la maladie de Parkinson.

Les femmes les plus actives bénéficiaient d’un risque de maladie réduit d’environ 25 % par rapport aux moins actives. Cet avantage préventif se manifestait déjà plus de 20 ans avant le diagnostic, suggérant un effet protecteur à très long terme de l’activité physique sur la maladie chez les femmes.

Maladie de Parkinson, quel sport privilégier ?

Toutes les disciplines sportives n’ont pas été spécifiquement étudiées dans le contexte de la maladie de Parkinson. Notons que l’acte de bouger en soi constitue déjà une victoire significative.

Parmi l’éventail d’options disponibles, certains sports se révèlent particulièrement bénéfiques pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Ils ont un effet notable sur la marche, l’équilibre et l’amélioration de la résistance musculaire et cardio-respiratoire.

Ainsi, dès le diagnostic, la marche, le footing, la danse, la natation ou encore le taï-chi apparaissent bénéfiques. Des études ont démontré que le taï-chi améliore la marche et l’équilibre dès 1 heure de pratique 2 fois par semaine pendant 24 semaines.  

La pratique d’activité physique régulière telle que le yoga améliore l’équilibre lors de la marche et réduit le freezing (incapacité temporaire et involontaire de bouger), très éprouvant pour les personnes atteintes par la maladie.

La pratique de la danse (indépendamment de l’intensité et du type de danse) a un effet significativement positif sur l’équilibre et les distances de marche parcourues par des patients atteints de la maladie. De plus, la danse affine la coordination et améliore aussi l’attention grâce à la musique et au rythme.

Une recherche spécifique sur le tango révèle son intérêt dans la réduction des épisodes de freezing.

La marche nordique semble être un sport prometteur capable d’augmenter la vitesse, la distance parcourue et l’équilibre. Toutefois, des études supplémentaires sont requises pour confirmer ces bienfaits.

Le ping-pong s’avère être une activité particulièrement utile pour lutter contre les effets du recroquevillement, améliorer l’amplitude des mouvements, ainsi que renforcer l’équilibre, la coordination, et la concentration. Cette efficacité a été soulignée par un partenariat entre l’association France Parkinson et la Fédération française de tennis de table.

D’une manière générale, il est essentiel de choisir une discipline qui favorise à la fois l’épanouissement physique et le plaisir de la pratique de l’activité sportive. Cette approche permet de maintenir une bonne motivation, encourageant une pratique régulière, fondamentale à l’amélioration du bien-être global.

Activité physique adaptée (APA) et maladie de Parkinson

En complément d’une activité physique régulière, le médecin prescrit un programme d’APA (Activité physique adaptée). Il joue un rôle clé dans le traitement de la maladie de Parkinson, offrant une série d’exercices personnalisés conçus par des spécialistes.

L’APA se distingue non seulement par son impact positif sur les capacités motrices, mais aussi par son rôle crucial dans la prévention des complications associées à la maladie. Les spécialistes conçoivent des séances adaptées au patient visant à améliorer la mobilité tout en stimulant les fonctions cognitives et sensorielles.

Ces séances sont proposées en groupe ou en individuel. Elles sont encadrées par des professionnels spécialement formés à l’accompagnement de pathologies telles que la maladie de Parkinson : masseurs-kinésithérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes ou encore des personnes formées en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) ayant complété leur parcours par une formation en santé spécifique.

Les patients bénéficient d’un accompagnement personnalisé à travers un éventail d’exercices physiques et d’activités ciblées allant du renforcement musculaire aux entraînements axés sur l’endurance, en passant par des exercices de souplesse, d’équilibre et de coordination à la marche.

La mise en place des activités physiques adaptées, véritables « sport santé », est progressive et adaptée au patient. Le niveau d’activité physique et le type de tâches sont finement ajustés pour répondre aux besoins individuels et aux défis rencontrés.

Conclusion

L’activité physique joue un rôle crucial dans la gestion de la maladie de Parkinson, offrant des bienfaits remarquables tels que l’amélioration de la qualité de vie, le ralentissement de l’évolution de la pathologie et l’atténuation des symptômes.

L’adoption d’un style de vie actif sert simultanément de stratégie préventive et de renfort thérapeutique essentiel pour les personnes malades.

Les activités sportives et les programmes d’activité physique adaptée (APA) enrichissent ce mode de vie dynamique contribuant à l’amélioration significative de la qualité de vie et du bien-être des personnes atteintes par l’affection.

Pour en apprendre davantage, n’hésitez pas à découvrir un témoignage sur la maladie de Parkinson.

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Maladies
La maladie de Parkinson : de quoi s'agit-il ?
Explorant la maladie de Parkinson, cet article détaille la destruction neuronale et les symptômes moteurs et non moteurs, soulignant l’importance du diagnostic et des traitements pour améliorer la vie des patients.

Saviez-vous que la maladie de Parkinson est le deuxième trouble neurologique dégénératif le plus courant, juste après la maladie d’Alzheimer ? Cette pathologie progressivement invalidante affecte plus de 170 000 personnes en France. Ensemble, explorons ses mystères : de ses premiers signes aux options thérapeutiques, sans oublier les adaptations nécessaires pour améliorer la qualité de vie des malades.

Qu’est-ce que la Maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une affection neurologique dégénérative chronique.

Elle se caractérise par la destruction progressive des neurones à dopamine (une molécule servant de messager entre les neurones), dans une zone du cerveau appelée « substance noire ».

La maladie affecte également d’autres réseaux neuronaux, ce qui expliquerait la résistance au traitement et l’apparition de symptômes qui ne sont pas directement liés à la carence en dopamine.

Les origines exactes de la maladie demeurent incertaines.

Le processus de vieillissement, qui entraîne naturellement une dégradation neuronale, constitue le principal facteur de risque. Cependant, des cas précoces de la maladie existent, survenant avant l’âge de 50 ans. Ils sont le plus souvent dus à une maladie génétique rare.

Par ailleurs, les études soulignent l’influence significative des conditions environnementales sur le développement de la maladie. En zone rurale, l’exposition aux pesticides est fréquemment incriminée, tandis que dans les milieux industriels, les expositions prolongées à des solvants organiques et aux métaux lourds tels que le mercure, le plomb et le cadmium sont considérées comme facteurs de risque.

Remarque : La maladie de Parkinson est aujourd’hui reconnue comme maladie professionnelle du régime agricole en raison du risque avéré lié à l’exposition aux pesticides et à d’autres substances employées en agriculture, notamment les biocides et les produits antiparasitaires vétérinaires.

Quels sont les symptômes de la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson débute de manière souvent imperceptible. Les premiers signes cliniques se manifestent lorsque 50 à 70 % des neurones producteurs de dopamine sont détériorés. À ce stade, le cerveau ne parvient plus à compenser la perte.

Une période « pré-symptomatique » peut ainsi s’étendre sur de nombreuses années.

La maladie est typiquement caractérisée par une triade de symptômes moteurs :

  • le tremblement au repos,
  • l’akinésie, qui se traduit par des difficultés à initier les mouvements ainsi qu’une lenteur et une pauvreté dans leur réalisation (marche lente et hésitante, visage pauvre en mimiques, problème dans les activités fines : écriture, boutonnage…),
  • l’hypertonie, qui correspond à une rigidité excessive des muscles. Elle peut entraîner des douleurs et altérer la posture.

Ces symptômes ne se manifestent pas simultanément et varient en intensité.

Les signes initiaux de la maladie affectent généralement un seul côté du corps et deviennent progressivement bilatéraux, tout en gardant une asymétrie marquée, avec une intensité plus élevée d’un côté.

De plus, chez 70 % des malades, l’affection s’accompagne d’autres symptômes non moteurs, reflétant sa complexité : troubles de l’équilibre, troubles cognitifs, problèmes de sommeil, douleurs, état dépressif, fatigue, perte d’odorat (anosmie)…

L’affection s’aggrave au fil du temps, devenant petit à petit invalidante. Les troubles compromettent la qualité de vie, l’indépendance et réduisent la vie relationnelle et professionnelle du malade.

Comment se faire diagnostiquer ?

Le diagnostic de la maladie de Parkinson est complexe. En effet, les symptômes ne sont pas spécifiques de la maladie, et varient d’une personne à l’autre.

Le diagnostic s’appuie principalement sur un ensemble d’évaluations cliniques (examen et interrogatoire). Aucun test biologique ou imagerie médicale n’offre une confirmation absolue du diagnostic.

Dans certains cas, le recours à des examens d’imagerie cérébrale tels que l’IRM ou le scanner cérébral aide à affiner le diagnostic en éliminant la possibilité d’autres maladies.

Une réponse positive à un traitement augmentant la dopamine, associée au caractère évolutif de l’incapacité, contribue à renforcer le diagnostic initial.

Maladie de Parkinson, quelle prise en charge ?

La maladie de Parkinson nécessite une prise en charge multidisciplinaire intégrant neurologues, médecins généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux, etc.

Son approche globale combine traitements médicamenteux et interventions non pharmacologiques. L’évolution de l’affection requiert une adaptation continue des soins, basée sur une coordination étroite entre les divers professionnels de santé (en milieu hospitalier, en pratique libérale ou à domicile). Leur collaboration optimise à la fois le bien-être des patients et de leurs proches.

Les associations de patients jouent également un rôle clé dans le soutien indispensable, renforçant le réseau d’aide autour du malade.

Maladie de Parkinson, quels traitements ?

Les traitements médicamenteux prescrits ne guérissent pas l’affection et n’empêchent pas l’avancée de la détérioration neuronale.

Ils visent à atténuer les symptômes moteurs en palliant le manque de dopamine dans le cerveau.

Le neurologue et le médecin généraliste choisissent les traitements adaptés en considérant l’âge du malade et l’impact de la maladie de Parkinson sur ses activités quotidiennes.

La thérapie est continuellement ajustée en fonction de l’évolution de la maladie. À un stade avancé, lorsque les traitements oraux deviennent insuffisants, d’autres options sont proposées en complément, comme des perfusions sous-cutanées de médicaments ou encore la Stimulation Cérébrale Profonde. Cette neurochirurgie consiste à stimuler des zones cérébrales spécifiques grâce à la pose d’électrodes dans le cerveau.

Soins de support ?

Des mesures supplémentaires, parallèlement aux traitements spécifiques, contribuent à améliorer la qualité de vie des personnes touchées par la maladie de Parkinson.

  • La rééducation joue un rôle crucial, notamment la kinésithérapie. Elle aide à maintenir la mobilité, l’équilibre et à prévenir les chutes.
  • La pratique d’une activité physique régulière, combinée à la kinésithérapie, influence significativement l’évolution de la maladie. Retrouvez davantage d’information sur les relations entre sport et maladie de parkinson.
  • L’intégration de l’Activité Physique Adaptée (APA) est également essentielle, proposant des exercices sur mesure qui respectent les limites et les besoins spécifiques de chaque individu.
  • L’orthophonie participe à la prévention et la correction des troubles cognitifs, des difficultés de parole et de déglutition ainsi qu’aux problèmes d’écriture.
  • L’ergothérapie favorise l’autonomie du malade en rendant plus aisées les activités quotidiennes et domestiques.
  • Un accompagnement psychologique est également crucial tant pour les patients que pour leurs proches.

Cette approche globale et multidisciplinaire vise à accompagner efficacement les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, assurant une gestion optimisée de leur état de santé.

Elle se focalise sur la préservation de la qualité de vie et de l’autonomie des patients, contribuant significativement à l’amélioration de leur bien-être général.

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