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Témoignage de Georges, aidant de sa fille Alice atteinte d’un cancer du côlon

Découvrez le témoignage de Georges, aidant de sa fille atteinte d'un cancer du côlon à 35 ans

Mis à jour le : 11/07/2022
20 mins
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Peux-tu te présenter ?

Je suis Georges et j’ai 56 ans. Je travaille dans une usine et je vais bientôt partir à la retraite à cause de quelques petits soucis de santé, mais sans gravité.

Quelle est la personne que tu as accompagnée ?

J’ai accompagné ma merveilleuse fille dans le combat du cancer du côlon. Elle avait seulement 35 ans lorsqu’elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer.  

Comment t’a-t-elle annoncé son cancer ? Étais-tu là lors de l'annonce ?

Ma fille a toujours eu une santé fragile et elle avait souvent des rendez-vous avec des professionnels de santé. En quelques semaines son état s’est dégradé et elle avait de très fortes douleurs à l’estomac. Elle ne s’alimentait presque plus et c’était très difficile de la voir dans cet état. J’ai vu ma fille amaigrie à un point que cela me faisait mal au cœur.

Ma femme a accompagné notre fille Alice à l’hôpital pendant que j’étais au travail et je les ai rejoints dès que j’ai reçu le message vocal de ma femme. Après plusieurs examens, le diagnostic a été posé par l’équipe de l’hôpital.

Quelle a été ta réaction lorsque tu l'as appris ?

J’ai été dévasté d’apprendre le cancer de ma fille, mais devant elle et devant ma femme je souhaitais être fort afin qu’elle puisse se reposer sur moi. J’ai donc mis mes émotions de côté pendant de très long mois afin qu’elle ne soit pas impactée par ma tristesse. Je ne sais pas si c’était la bonne décision, mais je ne culpabilisais pas du fait qu’elle puisse s’inquiéter pour moi.

Avais-tu conscience de ce que cette maladie impliquait dans le quotidien ?

Pas du tout. Je n’ai jamais été confronté à la maladie. Dans mon entourage, peu de personnes ont eu de lourdes maladies. Mon père avait la maladie de parkinson, mais sinon pas d’autres maladies.

Je pensais qu’elle allait seulement être opérée et avoir un traitement. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle fasse autant d’aller-retour à l’hôpital et qu’elle soit autant impactée par la chimiothérapie. J’ai eu beaucoup de mal à accepter mon regard sur ma fille lorsque sa belle chevelure blonde n’était plus là. J’avais beaucoup de mal à accepter cette partie de la maladie et je pense qu’elle a dû s'en rendre compte.

Quelles sont les choses que tu as mises en place dans ton rôle d'aidant ? Comment l'as-tu accompagnée ?

Avec ma femme nous nous sommes beaucoup relayés afin de l’accompagner au quotidien. Elle est d’ailleurs venue s’installer à la maison quelques mois. En travaillant à l’usine, j’avais des horaires décalés et nous avons pu prendre le relais afin de l’aider dans la prise des traitements et dans son quotidien. Je me suis trouvé des talents de cuisinier car j’ai dû lui faire à manger afin d’alléger son quotidien. Je n’ai pas le permis donc je n’ai pas pu l’accompagner aux séances de chimiothérapie, ce qui m’a fait beaucoup de peine, mais j’ai essayé de compenser en l’accompagnant à la maison.  

Votre relation a-t-elle évoluée suite à ce diagnostic ?

Je suis en effet devenu plus proche de ma fille depuis son diagnostic. Je me suis rendu compte que je n’avais pas été si dévoué depuis très longtemps et surtout durant son enfance. Cette période aussi difficile soit elle, m’a permis de devenir très proche de ma fille et nous avons passé de très bons moments.

As-tu opéré des changements chez toi à la suite de ces événements ?

J’ai dû aller voir un psychologue.

J’ai mis beaucoup de temps à me décider, car je pensais que c’était seulement pour les personnes qui ont des maladies psychiatriques. Ma femme m’a aidé de faire le choix de voir un psychologue. Ça n’a pas été simple du tout, mais c’était nécessaire car je n'acceptais pas d’être triste devant ma fille.

Est-ce que cela t'a permis d'en apprendre plus sur toi-même ?

Ce qui m’a fait le plus mal, c’est que je me suis rendu compte à quel point je n’avais pas été très présent pour elle durant son adolescence. J’ai appris à connaître ma fille durant l’épreuve la plus dure de sa vie et je n’étais pas à l’aise avec ça.

J’ai également appris à faire des activités pour me changer les idées : jardinage, bricolage, peinture, etc.

Quel message souhaiterais-tu faire passer à d'autres aidants, proches ou malades ?

Je pense que les aidants devraient absolument voir un psychologue car on enfouit des choses et parfois la réalité est très difficile à accepter.

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